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L’autonomisation de l’individu

Point de vue systémique

mercredi 21 juin 2006 par DIFFERDANGE

Le processus d’autonomisation

L’adolescence :

  • Transition des rôles que le jeune assume ;
  • Période de transition entre l’enfance et l’âge adulte ;
  • Moment au cours duquel s’élaborent de nouveaux rôles sociaux.

IL existe différents styles d’autorité, exercés par les parents, styles pouvant avoir une influence sur le développement social et l’autonomisation de l’adolescent.
Outre l’influence du style parental, le groupe de pairs occupe une place importante dans le développement social du jeune (dans ces relations, les adolescents occupent une position égalitaire, ce qui est bénéfique quant au développement des habiletés, coopération, négociation, intimité,...). Cependant, la relation avec les pairs n’a pas que des aspects positifs ; en effet, si le jeune est confronté à un rejet de la part du groupe, ceci peut l’amener à se dévaloriser, ce qui nuira à son adaptation sociale.

La construction de l’identité :

Le développement de l’identité n’est pas propre à l’adolescence mais c’est à ce moment que se mettent en place des modifications majeures (représentation de soi en tant qu’individu avec des croyances, des sentiments et des projets personnels).
L’adolescence est une période de changement identitaire intense.

Erickson et la théorie de l’identité :

Erickson parle de « crise d’identité », ce qui correspond à une période d’introspection pour le jeune qui va devoir faire un bilan personnel.
Pour que l’identité puisse se construire, il est nécessaire que le jeune développe un sentiment d’unité et d’intégrité du soi ; il doit acquérir un sentiment de continuité temporelle quant à son évolution et s’appuyer sur les interactions qu’il entretient avec les personnes de son entourage pour se définir et se différencier en tant qu’individu.

Construction de l’identité au sein de la famille :

Pour Minuchin, la famille constitue une matrice d’identité. L’expérience humaine d’identité comprend deux éléments :

  • Un sentiment d’appartenance (adaptation de l’individu à la structure familiale) ;
  • Un sentiment d’être séparé (zones d’autonomie et ouverture aux groupes extra-familiaux).

Il est important pour le jeune de se différencier adéquatement du programme émotionnel de sa famille et de s’ouvrir aux contacts sociaux.
Ici, l’auteur fait référence à la théorie de Bowen et à son échelle de différenciation.
D’un côté de l’échelle, on trouve les personnes les moins différenciées ; ce sont celles chez qui les systèmes émotifs et intellectuels sont confondus. A l’autre extrémité de l’échelle, on trouve les personnes les plus différenciées, personnes plus indépendantes par rapport au climat émotionnel qui les entoure.

Répercussions possibles du manque de différenciation possible :

Pour Bowen, le risque d’un manque de différenciation est une dépendance ininterrompue par rapport aux parents, et/ou au choix d’un conjoint par rapport auquel il est possible de reproduire une même relation de dépendance. Dès lors, il est important que l’individu développe un soi solide et qu’il puisse s’affirmer.
De plus, la différenciation de l’adolescent par rapport à son milieu familial va participer au processus de séparation.
REM : la différence est en soi une séparation (A. Segers-Laurent).

Processus de séparation :

La séparation est la dernière étape du processus d’autonomisation. Cette période est stressante pour l’adolescent mais aussi pour sa famille.
Ce processus impose, tant à l’adolescent qu’à ses parents certaines pertes telles que, pour l’ado, la sécurité qu’offre le monde de l’enfance et pour les parents, la perte d’un enfant, pouvant être vécue comme une trahison, le jeune échappant au contrôle parental et ne participant plus autant à la vie familiale.

Distance émotive et distance physique au niveau du processus de séparation émotionnelle ( Bowen) :

Les personnes les moins différenciées seront plus sensibles aux tensions émotives ayant lieu dans l’entourage direct.
Pour Bowen, il est important qu’à l’adolescence, la distanciation et l’achèvement de la différenciation s’inscrive dans la continuité d’une prise de distance progressive dès l’enfance, afin d’éviter les heurts.
Donc, la séparation implique beaucoup plus que le fait de quitter le domicile parental et la manière dont va se réaliser cette séparation aura des répercussions sur la vie privée et sociale à venir du jeune.

L’échec dans le processus de séparation (J. Haley) :

Le départ du jeune peut être vécue comme une perturbation mineure par certaines familles alors que dans d’autres, il peut créer de graves perturbations. Généralement, ces perturbations se traduisent par l’apparition de comportements bizarres, chez le jeune, ou d’un cycle d’échecs répétés.
Une solution pour stabiliser la famille serait que le jeune reste à la maison, ou encore qu’il se positionne dans une situation d’échec, l’obligeant à rester dépendant de ses parents.
La situation de mise en échec peut se répéter, enfermant ainsi le jeune da ns une inadéquation tant au niveau personnel que social, ayant pour conséquence le blocage de son processus d’autonomisation.
REM : l’échec à se désengager du milieu familial peut mener à l’échec de l’adolescent.


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