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La conjugalité

Le nouveau défi amoureux

dimanche 17 mai 2009 par Leguebe Sandrine

 Introduction

Ce livre s’intéresse à la nature profonde de l’amour associé à la relation conjugale. Cette essence de l’amour se situerait du coté de l’imaginaire. Une nouvelle définition de la conjugalité y est proposée pour faire référence à l’essence du projet conjugal ainsi que l’envie profonde à réaliser une union durable qui s’appuie sur une attirance commune, la promesse de fidélité et un désir de fonder une famille. Ce livre vise à étudier la nature de cette disposition qu’a l’être humain à avoir une conjugalité aimante et s’aimer dans la durée.

 Avant-propos

Illusion ou promesse

Paul Jonckheere reconnaît la richesse de la psychanalyse et de la phénoménologie ainsi que leur non opposition. Il parle de la relation qui unit ces deux approches en terme de « fécondation mutuelle ».

Selon lui, la part des déterminants inconscients que la psychanalyse prête à l’amour est devenue écrasante et le dépouille de sa liberté, de l’invention et du partage. La méfiance de l’amour s’articule autour de divers thèmes tels que l’égoïsme, la recherche de complément, son association à la haine, l’amour comme un leurre et le désir un concept fallacieux.

All you need is love !

Alors que d’un coté les médias invitent avec frénésie au projet amoureux, de l’autre une vaste littérature dénonce la tromperie de l’amour dominé par le désir, lui-même critiqué. Pour surmonter l’impasse, l’une des issues serait de voir ces visions comme des visions réductionnistes des choses. Ces visions réductionnistes auraient un intérêt au niveau thérapeutique afin de ne pas s’éloigner de l’objet d’observation mais seraient idéologiquement non représentatives de la complexité du fonctionnement humain. Une seconde issue serait le nihilisme mais ce nihilisme peut tout aussi bien être positif qu’il peut être destructeur et salutaire.

Face à cette impasse, ce livre propose un autre regard sur l’amour en invitant à porter une égale attention à la part de rêve et à la part libre du projet amoureux.

Une « extrême solitude »

L’accent est mis sur le fait que l’amour conjugal est à peine effleuré parfois même ignoré dans les grands textes de l’histoire de la pensée. La mouvance chrétienne nous donne une littérature d’une grande richesse même si celle-ci privilégie les aspects moraux, religieux ou théologiques de l’amour au détriment de sa motivation profonde.

Le discours amoureux est aujourd’hui d’une extrême solitude. En effet malgré le fait qu’il est peut-être parlé par des milliers de sujets, il n’est soutenu par personne.

Conjugalité ou union libre

Paul Jonckheere ne tient pas à se positionner face à l’union libre et aux autres formes d’union mais aborde dans ce livre l’option conjugale comme un choix parmi d’autres formes d’unions.

Selon lui, les mots « idéal » et « idéaliste » reflètent deux sens : l’un désignant un but illusoire et trompeur alors que l’autre pourrait désigner un but fascinant et lointain dont on mesure les difficultés mais qu’on souhaite tenter d’appréhender en partie.

Ce livre, sans prendre parti pour l’amour en termes désabusés et désenchantés ou celui-ci en termes moralisants, triomphalistes et trompeurs, se propose d’offrir une nouvelle base de réflexion.

Sources et méthode

L’auteur a choisi de privilégier l’approche phénoménologique car malgré sa complexité celle-ci peut être transmise en des termes relativement simples. La phénoménologie permet ainsi une description des faits tels qu’ils apparaissent en eux-mêmes dans leur nudité originaire, débarrassés du poids de la culture et des théories toutes faites.

Pour se faire, il s’est basé sur plusieurs enquêtes, des milliers d’entretiens ainsi que sur les promesses et la tristesse des chansons d’amour.

En conclusion, l’objectif de se livre est d’apporter un regard novateur sur l’amour conjugal en décrivant son coté conscient avec sa part de liberté, de délibération et de partage.

 Première partie : la conjugalité

1- La connivence

« Quels sont les sentiments qui assurent la cohésion du couple conjugal ? Comment définir les facteurs qui assurent son ancrage dans le monde du « nous » ? » L’auteur distingue plusieurs étapes dans l’édification du mode de vie amoureux à savoir : l’énamoration, l’idéalisation, l’amour au quotidien et la conjugalité aimante.

  • l’énamoration

Elle est ce qui inaugure le lien amoureux. Ce processus qui s’insinue entre deux êtres peut être lent et s’installer progressivement ou exploser d’emblée comme un ras de marrée qui vient tout balayer, ce que l’on nomme couramment le coup de foudre. Le sentiment qui domine ce stade est l’attirance à la fois biologique et psychique. Si cette attirance reste dans le caractère purement émotionnel, il risque d’y avoir rupture. Sinon on rentre dans la phase d’idéalisation.

  • l’idéalisation

Lors de la phase d’idéalisation, la relation garde son coté affectif mais les intérêts se déplacent de la zone pulsionnelle vers les attributs moraux et physiques de l’être aimé. L’exaltation est le sentiment qui domine dans cette phase ou l’objet d’amour est sans défauts. Si cette idéalisation peut durer indéfiniment, elle peut aussi disparaître si la fascination disparaît ou si les sentiments d’insécurité ne sont pas maîtrisés.

  • L’amour au quotidien

Le sujet se débarrasse des illusions de l’idéalisation et évalue l’objet à sa juste valeur en estimant l’Aimé sans pour autant le surestimer. Cette estime est nécessaire pour la stabilité du couple et est une des conditions de la survie de celui-ci même si elle n’en est pas l’essence.

  • La conjugalité aimante

C’est la connivence qui permet de passer de l’amour au quotidien à la conjugalité aimante. Cette connivence, qui serait aimer l’autre dans son « pouvoir-être » mais aussi dans son incomplétude, ne serait pas une assurance contre la rupture du lien amoureux mais bien un trait essentiel de la conjugalité aimante.

2- Le passage du « je » au monde du « nous »

Pour décrire le nouveau monde dans lequel on entre lorsqu’on aime, Paul Jonckheere à recours à deux concepts clés de la phénoménologie que sont la temporalité et la spatialité. En effet, dans l’union conjugale, le couple s’inscrit dans une ordonnance spatiale et un mouvement temporel qui constituent un projet, un espace, un monde commun, ou les partenaires se meuvent ensemble et pour « toujours » dans l’existence.

Il est ensuite fait référence à Ludwig Biswanger et à son analyse du monde du « Nous ». Celui-ci fait notamment remarquer que dans l’amour il n’y a pas de réduction par la force de l’espace d’autrui ni de limites temporelles. Le monde du « Nous » est décrit comme coloré et joyeux par rapport au monde froid et lugubre qu’il reste quand la magie opérée par l’être aimé cesse. Le monde du « Nous » est un monde disponible et ouvert sur l’extérieur. Même si l’analyse de Biswanger est riche, elle tait certains aspects importants tels que le fait que le projet conjugal à pour finalité naturelle l’avènement de l’enfant et la promesse de fidélité.

3- Altérité et réciprocité

La conjugalité est orientée dans un mouvement vers un Autre absolument autre qui se situe dans l’espace d’une altérité essentielle. Ce mouvement serait à trois niveaux : à l’intérieur de soi, hors de soi et dans la visée de l’élan amoureux. Même si il y’a de plus en plus de divorces et de mariages malheureux, cela ne modifie en rien l’essence du projet conjugal qui persiste en dépit de tout.

Pour Levinas, l’Autre n’est pas seulement objet et reflet du Moi mais c’est aussi un Autre absolument autre. L’accent est également mit par divers auteurs sur la réciprocité de l’amour.

Selon Paul Jonckeere, la conjugalité aimante viserait le dépassement de soi en vue du pouvoir-être de l’Aimé. En ce sens, la transcendance indiquerait un mouvement hors de soi vers le possible, vers l’avenir personnel.

4- Difficile convivialité

Il s’agit dans ce chapitre de cerner ce qui donne à la convivialité sa dimension aimante. Deux aspects sont distingués à savoir « une proximité distante » et « une convivialité soucieuse ».

Le terme de « proximité distante » indique un attachement tout autant qu’une certaine dépendance. Une distance est donc nécessaire dans le couple, laissant une place pour les tensions, les conflits et les projets personnels. La relation donc se situer dans un juste milieu entre l’aliénation étouffante de l’Aimé et l’effacement masochiste de soi.

La « convivialité soucieuse » fait, quant à elle, référence à l’implication d’un sentiment de responsabilité permanant dans la relation. Cette responsabilité toucherait au souci de l’altérité de l’être aimé ainsi que la préoccupation pour ses besoins concrets dans la vie quotidienne.

5- Ni association ni fusion, mais alliance

Paul Jonckeere commence par nous parler de l’amour humain caractérisé par une tendance à avilir l’Autre et une autre à se démettre de sa responsabilité d’autrui. La relation vécue dans la durée se situerait entre ces deux tendances et serait caractérisée par une communion et un partage. Le terme d’alliance serait le plus adéquat pour parler de cette relation. Cette alliance reposerait sur un respect sincère de la liberté de l’Autre et supposerait une période de réflexion avant de s’engager.

L’alliance permettrait ainsi d’empêcher les deux tendances en régulant la distance relationnelle. Elle permettrait de concilier offrande et partage. Les partenaires ne feraient qu’un tout en gardant leur individualité.

Ce qui empêche l’osmose de se transformer en fusion serait le mystère. Celui-ci constituerait la part inconnue de l’Aimé, son jardin intime respecté. L’amour qui dure serait ainsi celui qui préserve la part de secret de l’être aimé.

6- L’absence en vue du projet de l’Autre

Aimer dans une conjugalité aimante c’est exister à deux et pouvoir s’épanouir individuellement. Aimer l’Autre ce n’est pas l’étouffer ou s’étouffer soi- même mais c’est s’ouvrir et aller vers l’extérieur. Ce n’est pas s’enfermer dans un projet mais découvrir une multitude de possibilités.

7- L’au-delà du « nous »

La temporalité de l’amour dépasse le temps du couple. Le geste amoureux implique en effet l’évocation de la promesse de fécondité. Cela recèle un paradoxe dans le sens où, alors que les étreintes vont dans le sens de l’appropriation et de la proximité, ce sont elles qui délimitent l’espace dans lequel l’enfant peut advenir. De plus, l’enfant, par sa venue, écarte la possibilité d’un égoïsme à deux.

La motivation qui sous tend l’acte de procréation est complexe même si elle à un fondement biologique. Il y a tout de même aussi une importante non négligeable de la longue délibération entre les partenaires.

Enfin, l’enfant, par sa venue, fonde le sens ultime de la conjugalité aimante car l’œuvre d’amour persiste dans le temps au delà des vivants.

8- Une dimension sacrée

Malgré le fait que les religions sont de moins en moins présentes, il reste tout de même que le mariage semble rester investi d’une signification très dense comportant une dimension spirituelle. La plupart des religions considèrent ainsi le mariage comme une étape essentielle à la vie spirituelle. De plus, il semble ressortir d’études réalisées sur le mariage que ce ne sont pas uniquement les croyants qui se marient à l’église mais que certains non croyants tiennent également à se marier religieusement. Au vu de cela, il semble donc que cette dimension sacrée soit belle et bien présente. La question de Paul Jonckeere est de savoir comment apparaît cette dimension, sous quelle forme et à quel niveau.

Il est d’abord fait allusion à l’inconscient biologique et au sentiment qu’à l’humanité d’être co-responsable de sa survie. Ensuite, l’altérité est mise en avant avec le respect et l’accueil de la différence comme dimension sacrée de l’amour. Un troisième dimension développée est celle de l’esthétique-éthique et l’intérêt de bien aimer. En quatrième lieu, il s’agirait par l’acte du mariage, d’inscrire la relation dans la perspective de l’au-delà. Enfin, il y aurait un niveau mystique du mariage qui symboliserait une nouvelle alliance.

Il reste à se demander si les couples perçoivent ces différentes dimensions. Il faut également remarquer que ce sont les couples eux-mêmes qui confèrent à la conjugalité sa dimension sacrée en vivant leur amour à leur manière et en le prolongeant dans la promesse de fécondité.

 Deuxième partie : les conditions pour que le « nous » puisse advenir

Chapitre 1 : le parcours intra-psychique

1- L’incarnation

Cette section est appelée « l’incarnation » car la rencontre amoureuse s’inscrit à l’origine dans le corps dans un double déterminisme corporel et pulsionnel qui nous fait aller vers l’autre. L’homme est un être en projet qui à l’origine est poussé par la pulsion. Cette pulsion est, elle-même transcendée par le Désir qui vise l’au-delà du corps. Or, le désir est dangereux et menacé par l’Autre.

Alors que la démarche amoureuse nous semble la démarche la plus libre, elle est la plus déterminée, elle se fonde sur la loi de la conservation de l’espèce. Poser une incarnation est ainsi la première condition de la constitution du Nous en indiquant dés le départ que l’échec conjugal peut venir d’une cause prénatale et des circonstances de venue de l’enfant aussi bien physiques que biologiques.

2- La domiciliation

A la naissance, l’enfant est arraché à son environnement pour changer une première fois de demeure ce qui est probablement vécu comme bouleversant et violent. A cette première séparation suivront toute une série de séparation ou l’enfant sera tiré de ses habitudes. Les séparations, coupures et adieux ont pour fonction d’aider l’enfant à s’autonomiser et à se construire petit à petit même, si mal vécues, elles peuvent être destructrices. Ainsi, il semble important pour le nouveau né de se sentir sécurisé, soutenu et aimé dans un monde stable ce qu’évoque la notion de domiciliation.

La domiciliation correspondrait donc à un ensemble de facteurs entourant la naissance de l’enfant qui permettent à celui-ci exacerber son Désir originaire tout en lui assurant un sentiment originaire de fiabilité du monde qui l’entoure.

3- La jouissance de la mère

La jouissance de la mère a, selon Paul Jonckeere trois effets sur l’enfant, à savoir apaiser ses angoisses, soutenir son désir et introduire l’altérité.

Il est ensuite fait allusion au stade du sourire pour lequel le sourire traduirait une profonde humanité. L’auteur regrette ainsi que le stade du sourire n’ait pas été ajouté au stade du miroir. Il s’agirait selon lui, d’un sourire de la mère qui viendrait confirmer à l’enfant qu’il a le droit au plaisir et qu’il pourra un jour quitter sa mère pour se projeter dans l’espace du monde.

Enfin le stade du langage est abordé. Il confirmerait le portée du sourire et introduirait l’enfant à la médiation et à l’autonomie.

4- L’injonction du père

Le père a son importante notamment comme modèle d’identification pour son fils ; comme premier choix objectal, après la mère, pour sa fille ; et pour tout enfant, comme inducteur de la conscience morale. Depuis jacques Lacan, on lui attribue également un rôle concernant la constitution du sujet en tant que sujet désirant. Si ces dimensions sont fondamentales pour la constitution du sujet, elles le sont aussi pour la formation du lien conjugal.

Ce serait au stade du miroir que viendraient les conditions d’une relation indépendante avec un danger si celui-ci ne se passe pas bien de développer des relations pathologiques.

5- L’identification

Sont ici développés deux facteurs qui conditionnent de manière directe toute relation affective, à savoir l’identification et la représentation conjugale. Le processus de l’identification postule deux phases en plus de l’identification sexuelle : l’identification ontologique qui se place avant et l’identification vocationnelle qui à lieu après.

L’identification ontologique est celle par laquelle le sujet acquiert une connaissance intime des propriétés fondamentales des multiples expériences de la vie et de son propre corps. Ce serait une sorte de conscience d’être au monde qui serait absente dans la psychose.

L’identité sexuelle constitue pour, en ce qui la concerne, une pierre angulaire de la formation de la personnalité du sujet. Le sujet doit s’identifier au parent envers lequel il a le plus de sentiments négatifs et intégrer l’angoisse de castration. Cette étape est importante car si l’identité sexuelle n’est pas assumée, le projet conjugal ne s’inscrira pas dans une logique de partage mais bien dans une logique de souffrance, de frustration et de tension.

L’identification vocationnelle, pour sa part, amène le sujet à se forger une image de ce qu’il voudrait être. C’est ce que le sujet répondra à la question qu’il se posera de savoir ce qu’il aimerait faire de sa vie. C’est dans ce même processus que s’inscrit la représentation conjugale qui reprend la façon dont l’adolescent perçoit et se représente le couple. Cette représentation qu’à l’adolescent va influencer en partie ses choix futurs.

Chapitre 2 : le contexte sociologique

Même si les conditions intra-psychiques influencent le choix conjugal, elles ne sont pas les seules et il ne faut pas oublier l’influence du contexte sociologique avec les médias et les pressions du contexte socioéconomique qui n’ont jamais été aussi fortes que maintenant.
En effet, la société occidentale à été dernièrement marquée par l’accroissement des divorces, la diminution des mariages, le recul de l’age de la nuptialité et l’influence grandissante des médias.

Le statut symbolique du mariage a en effet évolué en raison de l’émancipation de la femme. De plus, La pression religieuse sur le mariage étant moins forte, on voit des couples qui se mettent en union libre sans pour autant se sentir obligés de se marier. Cela laisse entendre que les unions sont toujours présentes mais se sont modifiées.

Paul Jonckeere fait ensuite référence à la vision négative de la conjugalité véhiculée par les médias. Ceux-ci mettant en valeur les inconvénients fiscaux a être en couple, le soi- disant manque de fidélité de l’humain et la tromperie du mariage. Les jeunes ont donc plus de facilités lorsqu’ils optent pour l’union libre mais se voient moins entourés dans le mariage soutenu par l’Eglise qu’ils l’auraient été il y a quelques années.

Chapitre 3 : Le choix esthétique- éthique

L’homme moderne est plus libre que ces prédécesseurs et en ce sens peut se permettre de choisir si il préfère rester célibataire, être en couple, se marier etc. Paul Jonckeere pose l’hypothèse que le choix d’une relation fondée sur la promesse de fidélité, de pérennité et d’accueil de l’enfant serait dicté par une conception esthético-éthique du lien amoureux. Cette conception qui amènerait le sujet à un double choix : celui d’un modèle relationnel et celui d’une partenaire en fonction de ce modèle.

Le choix esthétique trahirait une façon personnelle de juger ce qui est beau chez le partenaire. Le choix éthique, pour sa part, viendrait d’un jugement porté implicitement ou explicitement par le sujet sur les différentes modalités d’une relation amoureuse.

On pourrait distinguer plusieurs moments dans la démarche éthique :

  • L’éthique essentielle qui s’impose à soi dés l’apparition de l’Autre comme une intuition qui viendrait avant tout geste.
  • L’éthique imposée qui est prescrite par les lois et amplifiée par le contexte socio-culturel.
  • L’éthique intériorisée ou les attentes, les exigences et les lois s’inscrivent dans l’inconscient.
  • Le choix personnel pendant lequel le sujet choisit son partenaire
  • C’est la délibération concernant la procréation et la conception de l’Homme.

Ainsi, quel que soit le modèle qui l’a influencé, les multiples pressions et interférences qu’il a subit, le sujet garde le dernier mot. C’est dans la mesure ou il se sera dégagé des pressions qu’il pourra former un « Nous ».

La conjugalité aimante serait donc au-delà des déterminants du corps et de l’inconscient, le produit de la rencontre entre un facteur culturel, une option esthétique-éthique et le choix d’un partenaire en fonction de cela.


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